Harcèlement scolaire

Harcèlement scolaire : comment le reconnaître et que faire ?

Le harcèlement scolaire peut toucher n’importe quel élève. Découvrez comment reconnaître les différentes formes de harcèlement, identifier les signes qui doivent alerter et savoir comment agir lorsque l’on est victime, témoin ou proche.

Par Brise le SilencePublié le 3 min de lecture

Un adolescent assis seul dans le couloir d’un établissement scolaire, tandis que d’autres élèves discutent au loin.

Harcèlement scolaire : comment le reconnaître et que faire ?

Le harcèlement scolaire peut toucher n’importe quel élève. Il peut prendre différentes formes : moqueries répétées, insultes, mises à l’écart, menaces, violences physiques ou encore humiliations.

Certaines situations sont difficiles à identifier, notamment lorsqu’elles commencent par des remarques qui peuvent sembler anodines. Pourtant, lorsqu’un comportement se répète et fait souffrir une personne, il est important de ne pas l’ignorer.

Qu’est-ce que le harcèlement scolaire ?

Le harcèlement scolaire correspond à des comportements répétés qui peuvent dégrader les conditions de vie d’un élève et porter atteinte à sa dignité, à son bien-être ou à sa santé.

Il peut être verbal, physique, psychologique ou social.

Cela peut notamment prendre la forme de :

  • insultes ou moqueries répétées ;
  • surnoms humiliants ;
  • rumeurs ;
  • menaces ou intimidations ;
  • mise à l’écart volontaire ;
  • dégradations ou vols d’affaires ;
  • violences physiques ;
  • humiliations devant les autres élèves.

Le harcèlement peut également continuer en dehors de l’établissement, notamment à travers les téléphones, les réseaux sociaux et les messageries. On parle alors de cyberharcèlement.

Comment reconnaître une situation de harcèlement ?

Il n’est pas toujours facile pour une victime de parler de ce qu’elle subit.

Certains changements peuvent cependant attirer l’attention :

  • ne plus vouloir aller à l’école ;
  • s’isoler davantage ;
  • sembler triste, anxieux ou particulièrement irritable ;
  • avoir des difficultés à dormir ;
  • perdre de l’intérêt pour certaines activités ;
  • rencontrer des difficultés scolaires inhabituelles ;
  • avoir régulièrement mal au ventre ou à la tête ;
  • perdre ou détériorer régulièrement ses affaires ;
  • sembler inquiet à l’idée de consulter son téléphone ou ses réseaux sociaux.

Ces signes ne signifient pas nécessairement qu’une personne est victime de harcèlement. Mais lorsqu’un changement inhabituel apparaît, il peut être important de prendre le temps d’écouter et de poser des questions avec bienveillance.

Si tu es victime de harcèlement

Si tu subis du harcèlement, une chose est essentielle à retenir :

Tu n’es pas responsable de ce que tu subis.

Tu n’as pas à affronter cette situation seul.

Parle à une personne en qui tu as confiance : un parent, un membre de ta famille, un professeur, un personnel de ton établissement ou tout autre adulte capable de t’écouter et de t’aider.

Si tu possèdes des preuves, comme des messages, des captures d’écran ou des publications, conserve-les. Elles peuvent permettre de mieux expliquer ce qui se passe.

Si le harcèlement se poursuit en ligne, tu peux également utiliser les fonctions de blocage et de signalement proposées par les plateformes concernées.

Et si la première personne à qui tu parles ne comprend pas immédiatement la situation, continue d’en parler. Tu as le droit d’être écouté et aidé.

Si tu es témoin

Être témoin d’une situation de harcèlement peut être difficile. On peut avoir peur d’intervenir, de devenir soi-même une cible ou de ne pas savoir quoi faire.

Tu n’as pas besoin de régler la situation seul.

Tu peux :

  • prévenir un adulte de confiance ;
  • soutenir la personne victime ;
  • éviter de participer aux moqueries ;
  • ne pas partager de contenus humiliants ;
  • signaler les contenus problématiques en ligne ;
  • rester présent pour la personne après avoir signalé la situation.

Parfois, quelques mots peuvent déjà compter :

« Je suis là si tu veux en parler. »

Si tu es parent ou proche

Lorsqu’un enfant ou un adolescent parle d’une situation de harcèlement, la première étape est de l’écouter.

Évite de minimiser ce qu’il raconte avec des phrases comme « ce n’est qu’une blague » ou « ignore-les simplement ».

Même si la situation peut sembler différente vue de l’extérieur, ce que ressent l’enfant mérite d’être pris au sérieux.

Montre-lui qu’il est écouté, soutenu et qu’il n’a pas à gérer cette situation seul.

Il est ensuite possible de se rapprocher de l’établissement scolaire et des dispositifs d’aide adaptés afin que la situation puisse être prise en charge.

Pourquoi est-il important d’en parler ?

Le silence peut renforcer le sentiment d’isolement d’une victime.

Parler ne signifie pas être faible. Demander de l’aide n’est pas une honte.

Que l’on soit victime, témoin, parent ou proche, il est possible de chercher de l’aide auprès d’une personne de confiance.

Briser le silence peut être le premier pas vers l’aide.

À retenir

Le harcèlement scolaire n’est pas quelque chose qu’une personne doit simplement supporter.

Si tu es victime : tu n’es pas responsable de ce que tu subis et tu as le droit de demander de l’aide.

Si tu es témoin : tu peux en parler à un adulte de confiance et soutenir la personne concernée.

Si tu es parent ou proche : écouter, croire et accompagner sont déjà des étapes importantes.

Ne reste pas seul face au harcèlement.

Sources

  1. Ministère de l’Éducation nationale
  2. Ministère de l’Éducation nationale
  3. Ministère de l’Éducation nationale
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